Montpellier Journal | Libellule 209
Salle de la Poésie, 9 rue de la Poésie, Le samedi 1 août 2026 de 08h00 à 09h00.

Souveraineté numérique, enjeu de citoyenneté
La souveraineté numérique est devenue un enjeu majeur à l’heure du tout numérique, où nos vies professionnelles et privées reposent sur des technologies de plus en plus contrôlées par de grandes entreprises et des États étrangers. Ainsi donc, maîtriser ses outils numériques, préserve sa liberté, son autonomie et sa sécurité face à des dynamiques de concentration et de dépendance. Le logiciel libre, fondé sur quatre libertés fondamentales, celles d’utiliser, d’étudier, de modifier et de partager, propose une réponse intéressante à cette souveraineté. Contrairement aux solutions propriétaires, souvent opaques et verrouillées, que nous proposent les big tech, le logiciel libre garantit quant à lui, la transparence et l’indépendance à ces logiciels, en comprenant le fonctionnement des outils utilisés, de les adapter à ses besoins et de résister aux monopoles technologiques qui tentent d’imposer leurs standards et leurs formats.
Le logiciel libre s’inscrit dans une démarche que l’on pourrait qualifier d’éthique, une démarche collaborative et durable. Grâce à des standards ouverts et à des communautés actives, il favorise l’innovation collective et le partage de connaissances. En promouvant des outils qui ne dépendent pas des grandes multinationales et en protégeant les données personnelles, il contribue à un numérique plus souverain. La souveraineté numérique ne se résume pas à la seule maîtrise technique, elle suppose aussi une volonté politique, mais aussi citoyenne de repenser nos modes de consommation et de production technologique.
Vous l’aurez donc compris, il parait aujourd’hui de plus en plus clair que la souveraineté numérique ne peut se limiter qu’à des enjeux techniques ou économiques, elle est d’abord et avant tout une démarche citoyenne, éducative et collaborative. Le logiciel libre offre une voie pour que tout le monde, gouvernements, administrations, entreprises, simples citoyens reprennent le contrôle de leurs outils numériques, en maîtrise le fonctionnement, défendent leur liberté et façonnent un futur technologique plus équitable. Il appartient à la société toute entière de soutenir cette dynamique pour que le numérique demeure un espace de partage, de création et de solidarité, ce qu’il devrait être, plutôt qu’un domaine de dépendance et de surveillance.